Ce n’est qu’un au revoir

Le mot de la fin

C’est déjà la fin de mes 6 mois au Japon. La fin d’une magnifique aventure que jamais je ne regretterai et qui m’a permis de changer, d’apprendre de nombreuses choses sur la culture comme sur moi. Je trouve que c’est difficile de rentrer, de quitter un endroit où on est bien et où on se sent en sécurité. Au final, j’ai l’impression d’être partie hier et qu’ici rien n’a changé. J’ai retrouvé ma chambre dans le même état (avec un bureau surchargé de lettres de ma banque), ma famille et Fabien. Je ne suis pas malheureuse mais certaines choses me manqueront quand même beaucoup. Merci à tous ceux qui sont venus sur ce blog, que ce soit de manière occasionnelle ou assidue. J’ai aimé écrire ce que je vivais et essayer de vous faire voyager un peu avec moi. J’espère que ça vous a plu et qui sait, un jour peut-être que ce blog reprendra du service pour un nouveau voyage.

Ce qui me manquera

Le sentiment de sécurité

Le Japon, c’est un, sinon Le pays avec le plus faible taux de criminalité. Ici je peux sortir en short tranquille, je sais que rien ne m’arrivera même si je suis seule et qu’il fait nuit noire et que je me balade dans une ruelle. La seule chose qui pourrait m’arriver c’est de me faire dévorer par les moustiques. Bien sûr les gens nous regardent, c’est comme en France, il ne faut pas se leurrer mais de manière générale ils ne vous abordent pas de façon trop agressive en vous faisant des avances sauf s’ils vous prennent pour une pute russe ou qu’ils ont beaucoup bu. Je crois que ma taille et mon regard les intimident un peu de façon à ce que j’ai la paix. Mais si je faisais ça en France les risques seraient tellement plus grands… Cette liberté me manquera, plus que ce qu’on pourrait penser.

Les combinis / mon suupaa

Parce que les popcorns caramels du 7eleven sont à tomber par terre et qu’à n’importe quelle heure je peux céder à des pulsions boulimiques et aller craquer sur une glace Haagen Dazs au goût improbable (coucou tomate/cerise et patate douce).

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Pêche coulis de framboise : à tomber !

La gentillesse des japonais

De manière générale les japonais sont très gentils et aiment beaucoup aider mais parfois ils ont du mal à le montrer à cause de la barrière de la langue. Certains essayent, d’autres non mais s’ils voient que vous êtes perdus, ils viendront vous aider.

Le service client

tu attends 2 secondes, le personnel s’excuse de t’avoir fait attendre, ils sont très polis même quand on leur parle comme des chiens (expérience faite qui m’a fait halluciner, une française a engueulé une serveuse car elle estimait que son café n’était pas un vrai café mais un truc très dilué.  La serveuse s’est excusée, est repartie chercher des cafés gratos…). Faut pas se leurrer, le client est roi et ils sont simplement des petits robots qui répètent des phrases préfaites à longueur de journée. Mais quand même, ça fait plaisir de pas se faire traiter comme un chien comme ça arrive parfois.

En vrac

  • Le ponctualité des trains, et leur propreté.
  • Le curry de CocoIchi.
  • Les 100 yens shop.
  • Mon téléphone japonais et ses smiley.
  • Le salles d’arcade et les purikura. J’aurais du ramener un taiko en France mais ça passe pas dans la valise :<
  • Les filles de ma guesthouse et plus particulièrement Ayaka et Kayoko.
  • Hanami…
  • … et tous les festivals japonais avec les stands de nourriture.
  • Les paysages magnifiques, toutes ces îles et ces montagnes presque à portée de main.
  • Essayer d’apercevoir Fuji-san à chaque fois que je sortais dans la campagne.

Ce que je laisse derrière avec plaisir

Godzilla

Pour ceux qui traînent sur Facebook ou Twitter, vous avez pu voir quelques uns de mes posts haineux à son égard. Pour cause, le phénomène phillipin/cambodgien de 40kg (bon aller 45kg, je suis gentille) est la plus bruyante des nanas de la guesthouse et ne sait pas se déplacer silencieusement. Je ne suis pas très silencieuse mais je n’arrive même pas à faire autant de bruit qu’elle. Elle a un don pour me réveiller et m’énerver qui est très prononcé. Ajoutez à ça que les japonaises ne lui disent rien pour ne pas lui faire perdre la face et je passe en plus pour la méchante. Enfin j’en ai marre de me faire réveiller à 1h30 du matin par son bordel quand elle descend en sautant sur les marches (Je lui ai crié dessus une fois, sa tête était fantastique).

Boulot, métro, gros dodo

Les gens qui s’endorment sur moi dans le métro. Il y a 2 cas distincts : la personne qui essaye de se retenir de vous tomber dessus et vous effleure seulement – qui est à mon avis le plus courant – et la personne qui s’affale sur vous et qui ne se réveillera pas malgré tous vos efforts. Il faut alors prendre son mal en patience, essayer diverses techniques pour finalement abandonner et se lever ou rester à attendre votre arrêt ou le sien. Dans le deuxième cas, ne comptez pas sur les japonais pour intervenir, non on dirait que ça les fait rire de vous voir vous débattre pour extirper votre bras coincé dans cette étreinte non désirée.

sont-il pas mignons ? 

L’humidité

Ahhh ma grande copine. Impossible de sortir sans ressentir sa présence, elle est PARTOUT. Quand bien même un 35°C est agréable en France, ici c’est un enfer car avec les 60% d’humidité, vous étouffez littéralement. 10 pas dehors et ça y est vous commencez à suer à grosses gouttes

Être une bête de foire

J’en ai déjà parlé dans mon article mais des fois, je sens vraiment que je ne suis pas à ma place ici, que même si j’étais bilingue et que je me teignais les cheveux en brun, ça ne changerait rien. Je suis grande et plutôt dans le genre armoire à glace. La tête qui dépasse, un style qui sort de la norme et qui ne pourras jamais être mignon malgré tous les efforts, sur moi ça sera toujours ridicule. La France me fera du bien sur ce point, je redeviendrai quelqu’un dans la foule, une inconnue comme tant d’autres.

En vrac

  • Les chinois de ma classe
  • Mes 7m carré et l’absence de baignoire
  • la difficulté à trouver du Nutella (merci à mes fournisseurs :D)
  • Les insectes (gokiburi, moustiques mutants, etc.)
  • Pas trouver de chaussures à ma taille.
  • l’absence d’épaisseur du PQ.

Il en manque sûrement plein dans les deux catégories mais on ne peut pas penser à tout et à moins de faire la liste au fur et à mesure c’est dur de pouvoir tout écrire. J’espère que je vous aurai donné envie de voyager au Japon.

Merci de m’avoir suivie

Laura

Meido Kissa

Mais qu’est ce que c’est que ce titre ? Les meido Kissa ou maid café sont des cafés où les serveuses sont en tenue de soubrette et vous appellent « goshujinsama » soit maître(sse). Ces cafés proposent les mêmes choses que les cafés normaux de manière générale. Des boissons, de la nourriture mais avec une touche ultra mignonne en plus.

Des maids parmis tant d’autres

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de tenter ma chance dans un de ces cafés, direction Akihabara. Connaissant particulièrement bien le coin pour y avoir passé pas mal de temps avec Cécile, je sais où se trouvent quelques uns des maid cafés mais ils ne sont pas très durs à trouver de manière générale. Il suffit de se balader dans la rue pour tomber sur les maid « rabateuses » qui vous filent des tracts avec une partie du menu et les prix. N’ayant pas une très grande connaissance des prix se pratiquant, ni des cafés les plus conseillés, je suis partie dans un café du groupe numéro un au Japon : Maidreamin.

Je tombe directement devant et la japonaise est super contente parce que je lui dis que je parle un peu japonais, je sens que ça va être fun mais je ne me doute pas trop de ce qui m’attends réellement. Je grimpe dans l’ascenseur direction le 3ème étage et les portes s’ouvrent directement sur la salle du café. Les serveuses me font alors une petite chorale d’accueil à base de « konbanha » (bonsoir) et de « nyaaaaa » (miaou). Elles m’installent au bout d’une table avec des sièges d’un seul côté uniquement – siège spécial : je viens en mode solo/découverte – et m’apportent le menu. Ma serveuse est toute petite, toute mignonne avec des lentilles de couleur grise et des petites couettes et me dit qu’on doit faire la cérémonie d’arrivée. Que Quoi ? Je n’ai pas tout compris et j’ai eu le malheur de dire que je parlais un peu japonais donc elle ne me dit rien en anglais. Je comprend vaguement le principe : on compte jusqu’à trois en japonais et la lumière s’allume. On le fait toutes les deux, c’est mignon (et elle n’a pas réussi à allumer la lumière du premier coup) puis me dit que quand j’aurais décidé de ce que je veux faut que je l’appelle en faisant des mouvements de pattounes de chat et « nyan nyan » à voix haute. Je ne me sens PAS DU TOUT à l’aise mais il faut aller au bout.

nyan nyan 

Je mets 3 plombes à choisir mais je veux ma photo avec ma servante (oui là on peut dire servante je pense) du coup je prends un des menus de base : plat ou dessert ou glace + boisson + photo et tirage au sort. Je n’ai aucune idée du prix, je n’ai pas vraiment fait attention. Il est 19h30, je n’ai pas mangé mais j’ai envie d’une glace plutôt qu’un vrai plat donc je commande une glace chat / vanille. Mon melon soda arrive et je dois dire une formule magique avant de commencer à boire, ça donne un truc du genre « moe » *coup de pattoune à droite* « moe«  *coup de pattoune à gauche puis coeur avec les mains* « cuuuuute » *en avançant les mains vers la boisson*. Bienvenue chez les fous.

Pendant la préparation de ma glace, les lumières s’éteignent et une des maid monte sur la scène et commence à nous demander de faire des choses puis nous annonce que c’est l’anniversaire de quelqu’un de la salle et qu’il faut qu’il vienne. Le mec doit facilement avoir 40 ans passés et monte sur scène, elle lui pose des questions puis on doit tous chanter « Happy birthday to you » pendant qu’on lui apporte un gâteau avec des bougies spéciales dessus. Une fois la petite cérémonie finie, ma glace arrive. Elle est vraiment toute mignonne et j’ai encore une formule à dire.

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Nooooon, ne me mange pas je suis toute mignonne

Je mange ma glace tranquille non sans observer le groupe de trois balèze espagnols forcés à faire des choses mignonnes par les serveuses qui tentent de leur parler anglais. L’un d’entre eux se retrouve avec des oreilles de chat sur le crâne et je rigole intérieurement car le mec a des énormes tatouages, le crâne rasé et une carrure de rugbyman.

Une fois ma glace terminée, la serveuse vient me voir pour parler un peu et me demander ce que j’aime bien, mes passions. ça ne dure pas très longtemps mais 5 minutes après elle revient me voir et me dit que c’est l’heure de la photo. Je monte sur la petite estrade précédemment citée, devant tout le monde et comme je suis la seule fille venue en solitaire, que je suis en robe et qu’on me fout des oreilles de chat rose sur la tête, je ne sais pas qui se fait matter le plus entre la japonaise et moi. Je prends une super pose dictée par mon couvre-chef et hop, le polaroïd est fait. La japonaise le met de côté et je retourne à ma place pendant que, munie de feutres, elle s’amuse sur la photo.

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ka-ka-ka-kawaii

On a de nouveau le droit à une cérémonie de tamisage des lumières car la nuit est tombée (enfin dans le monde du café car dehors ça fait plus d’une heure que c’est le cas). Je commence à être un peu lassée surtout que je suis pas mal seule à ma table. Une des serveuses vient me parler en japonais et me demander d’où je suis. C’est fou à quel point le mot « France » a de l’effet sur les japonaises ! On discute un peu et elle me dit qu’elle aimerait voir la France. Là comme ça je ne pourrais pas vous dire si elle me dit ça car elle le souhaite sincèrement ou qu’elle pense que c’est ce que je veux entendre mais ça fait du bien de parler japonais et mettre de côté les « nyaaa » et « moe moe ». J’ai ensuite droit au tirage au sort et je gagne une super bougie casse pied à allumer de la cérémonie d’ouverture. Yeahhhh …

Il est temps de partir. Je discute un peu à la sortie (et demande accessoirement ma photo restée sur le comptoir de customisation). Elles me demande comment on dit merci en français et me le répètent ensuite plusieurs fois. J’avais une occasion en or pour leur faire dire une connerie et je n’y ai même pas pensé ! Je me déçois ! En prenant l’ascenseur, elles me font coucou et là, c’est plus fort que moi, je me mets à faire des pattounes et pousse des petits « nya », j’entends des effusions de kawaiiiiiiiiiiiiii alors que les portes se referme sur probablement ma première et dernière expérience de maid café.

C’est un truc à faire mais décidément pas du tout mon univers. C’est sûrement plus marrant en groupe que seule car le nombre d’interaction est sacrément réduit.

Prix

Prix de l’heure : 700yens avec consommation obligatoire. Je m’en tire pour 2764 yens avec mon menu cité plus haut.

Je vous laisse avec cette petite vidéo d’un autre café de la même chaîne mais situé à Shibuya avec un thème plus geek

Mama Miyajima

Aujourd’hui, direction Miyajima, une île située à un peu plus d’une demie heure d’Hiroshima. Au programme : vue sur le tori et le sanctuaire puis randonnée au Mont Misen situé derrière le sanctuaire. Pour aller de la station d’Hiroshima à Miyajima, c’est relativement simple : si vous avez un JR pass, tout est gratuit et si vous n’en avez pas, un ticket unique vous permet de prendre le métro et ensuite le ferry pour 590yens. Une fois à Miyajimaguchi station, vous prenez la sortie principale et c’est tout droit pour le ferry. Impossible de se perdre.

J’ai prévu la journée de façon à être là pour la marée haute, monter ensuite en haut du mont misen et redescendre à pied pour enfin admirer le Tori à marée basse. Je ne pensais pas rester aussi longtemps mais l’appel du Tori au soleil couchant a été plus fort. Un des employés de la guesthouse était en congé et voulait aller à Miyajima donc nous sommes partis ensemble.

Itsukushima 

La première partie de la journée et aussi la dernière s’est déroulée à quelques centaines de mètres du quai du ferry où se trouve les deux attractions principales de l’île : le temple d’Itsukushima et le Tori flottant dont vous avez sûrement du voir des photos dès que vous faites des recherches sur le Japon. Le but principale était pour moi de voir le temple et le tori pendant la marée haute. Il faut savoir que le temple a la particularité d’être construit au dessus de la mer et est donc magnifique à voir quand la mer est haute.

En tant que touriste, je me devais de faire ma photo devant le Tori, attention les yeux, j’étais en british et randonnée style, ça fait mal :

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Tadaaaaaaaaaaaaaaam / en fait c’est mieux sans😀

En continuant de longer la côté, on tombe tout naturellement sur le temple flottant qui fait face au Tori. l’endroit à quelque chose de magique mais se rapproche plus de pontons couverts qu’à un temple traditionnel tel qu’on en voit très souvent. La balade au dessus de l’eau reste quand même très agréable et j’aurais bien tenté le petit plongeon pour aller rejoindre les poissons.

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La pagode à 5 étages vue depuis le temple / Le temple d’Itsukushima

En revenant de la petite randonnée et après avoir mangé un peu, nous sommes allés voir le Tori mais de bien plus près car cette fois. La mer s’est retirée les pieds ne sont plus dans l’eau permettant aux visiteurs d’aller se photographier bien plus près et prier devant cette grande porte.

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Hummm des algues / l’autre côté du Tori😀

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Bye bye le Tori et Miyajima ! Merci pour cette fabuleuse journée

Si jamais vous planifiez un jour d’aller visiter, voici un lien où vous pouvez trouver les horaires des marées.

Mont Misen

Le mont misen se situe derrière le temple et vous pouvez prendre 4 chemins pour arriver au sommet : le téléphérique (ou ropeway), Momijidani, Daishoin, Oomoto (écrit Ohmoto sans raison apparente). Pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, le téléphérique reste la meilleure solution mais vous n’arrivez pas au sommet donc soyez prêts à grimper un peu quand même. Personnellement je ne recommande pas le trajet que j’ai pris à savoir Daishoin pour monter et Momijidani pour redescendre. Je verrais plutôt l’inverse donc : Momijidani pour monter et Daishoin pour redescendre.

Ces deux chemins sont composés d’un nombre significatif de marche mais il est selon moi plus important sur le Daishoin qui, en plus, était en plein soleil pendant une bonne partie de notre montée. N’ayant pas acheté de bouteille d’eau en plus de celle de 50cL que j’avais déjà, ça a été très dur. La plupart du temps si nous nous retournions nous avions une vue sur le temple et le tori mais encore faut-il prendre le temps de se retourner. Dans le sens de la descente, on est face à la vue donc pas de problème de ce côté là.

En montant par Daishoin, des bifurcations permettent d’aller voir le temple Daishoin qui est plutôt sympa et plein de statues en tout genre. J’ai profité de ce temple pour faire un grand nombre de conneries que ce soit avec les petits rouleaux sur les rambardes d’escalier, avec les pendules ou encore les statues de Dieu. Pardon Monsieur le Dieu Hotei (ou Bouddha rieur) d’avoir touché votre bedaine rebondie en souhaitant manger aussi bien que vous.

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Sale gosse ! / « Et que fais-tu ô noble dégradé ? » « Je….sonne le gong »

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Je sais, c’est mal de se moquer quand les japonais font des efforts / « draw me like one of your French girl »

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Les premiers momiji (érable) commencent à rougir / pélerinage composé de 88 statues 

Une fois terminée notre petite visite du temple Daisho, on se remet en route plus ou moins facilement avec la chaleur. Arrivés en haut, un centre de repos est disponible pour les visiteurs et on peut prendre des photos du paysage depuis le toit. Des toilettes sont à disposition mais l’eau n’est pas potable alors ne comptez pas sur ce centre pour vous réapprovisionner en boisson. Il n’y a pas de distributeur non plus et pas de  restaurant. Dommage car le combo bière + glace + vue panoramique aurait été parfait.

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535 mètres grimpés sous un soleil de plomb pour une vue magnifique

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Petite vue du sommet / l’île rebaptisée Nipple Island par mes soins

En redescendant, il est presque 15h et je n’ai pas mangé depuis le déjeuner léger de ce matin, et la fin se fait énormément ressentir. On tombe sur une boutique qui vend des melon pan avec de la glace à l’intérieur. ça a l’air bon et sucré, les pains sortent tout juste du four et c’est un vrai délice. Pendant qu’on mange, les vendeurs nous prennent en photo avec un Polaroïd dont on customise la photo ensuite avant qu’elle soit accrochée sur le mur. C’est une excellente idée et j’en profite pour leur demander de faire la même chose avec mon Polaroïd.

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3s avant l’engloutissage total

Barbecue Time !

C’est ma dernière soirée à la guesthouse, j’ai faim et ça tombe très bien car au menu il y a un barbecue. Je n’ai pas fait de barbecue cet été et ce midi je n’ai pas mangé salé donc la perspective de viande bien grillée me fait baver d’avance. Malheureusement je n’ai aucune photo à vous montrer mais c’était excellent, que ce soit l’imitation de Pita au poulet en marinade, le poisson aux oignons, citrons et tomates ou le dessert merveilleux à la faim fait avec des bananes cuites au barbecue avec un peu de glace et des céréales. J’ai passé ma soirée avec des Anglais, un Australien et un Suisse parlant tous naturellement l’anglais et c’était bien fun quand j’arrivais à comprendre l’accent de mes camarades d’outre manche. Dodo à une heure du matin, je suis totalement lessivée et m’endors directement dans mon nouveau lit. Les trois nuits précédentes, j’étais dans le dortoir mixte et j’ai du déménager pour le dortoir des filles parce que deux mecs c’étaient plantés dans leur réservation de chambre en mettant octobre au lieu de septembre. Quand ils sont arrivés, il n’y avait qu’une place de dispo dans le dortoir mixte et étant la seule fille, on m’a demandé si je voulais bien faire un échange de dortoir pour une nuit. J’ai donc du faire mon petit déménagement.

Retour sur Tokyo

Rien à signaler de spécial, je suis arrivée 4 minutes après le départ de mon bus de secours et j’ai donc pris le bus d’après qui est celui qui correspondait parfaitement avec mon besoin d’arriver 45 minutes en avance. C’est très facile de se repérer à l’aéroport d’Hiroshima. Un vieux monsieur apparemment content et pas tout seul dans sa tête passe devant moi et remercie la voix de la dame de l’escalator avant de monter et en descendant. Je me dis qu’il est bizarre et m’éloigne un peu. Et qui est-ce que je retrouve dans l’avion sur la même rangée : le même bonhomme qui me fait des petits signes et tente de me parler mais je l’ignore gentiment. Avec ma mine fatiguée ça passe très bien. Pas de bol, je l’ai aussi dans le monorail qui m’amène de Haneda jusqu’au centre de Tokyo. Décidément… Je réussi à m’en débarrasser car je prends les escaliers ce qu’il ne peut pas faire avec sa valise et me glisse dans la Yamanote. Ouuuuf libérée (délivrééééééééééée).

Dans la Yamanote j’ai du m’asseoir sur les places réservées, n’ayant pas de place ailleurs, à la station suivante, un japonais est monté avec ses deux enfants, un petit garçon et une petite fille de maximum 3 et 6 ans. Le petit garçon semblait tout fatigué et est monté dans les bras de son père et en voyant ça j’ai tout naturellement laissé ma place pour que le petit garçon se repose. Le papa a dit à son fils de dire merci et ensuite sa fille a pu s’asseoir aussi et a fait de même. J’ai attendu un moment avant d’avoir de nouveau une place assise, juste en face d’eux. Avant de descendre, le papa s’est baissé devant ses deux enfants et ils sont ensuite venus devant moi et m’ont dit très fort « Domo arigato gozaimasu » en gros : merci beaucoup. J’avais les larmes aux yeux devant leur petite bouille adorable et rien n’aurait pu me faire plus plaisir à cet instant que leur petits sourires gênés. Merci à vous🙂

Piiiin piiiin pinpinpinpin piiiiiiin pinpinpinpin piiiiin pinpin pinpin

Aujourd’hui j’ai pris mon sac à dos et je suis partie à deux heures de route d’Hiroshima sur l’île des Lapins : Ôkunoshima.

Ôkunoshima, l’île des lapins

Départ vers 10h pour une vingtaine de minutes de marche direction la gare d’Hiroshima. Arrivée, je n’ai aucune idée de la couleur de la ligne que je dois prendre, si c’est une JR ou pas et je ne connais pas vraiment l’écriture en Kanji de ma gare d’arrivée. Je galère un peu mais j’achète finalement mon billet direction Tadanoumi (1370yens) et me dépêche car apparemment le prochain train de la ligne est dans 3 minutes. Je demande au monsieur sur le quai si le train va à Tadanoumi et il me dit que non, c’est la bonne ligne mais je dois faire un changement à la gare X sauf que X en question ne me dit rien du tout et que j’oublie le nom trop rapidement. Je descends donc à la station suivante parce que le nom me dit quelque chose. Sur le quai, personne pour m’aider, je vais en gare demander au portier comment je fais. Le gentil monsieur m’explique lentement que je dois aller sur la voie 4 et descendre à Hiro pour le changement et prendre un autre train pour arriver à destination. Je redescends donc voie 4 et poireaute deux minutes et là le monsieur de la gare revient me voir en courant avec deux papiers pour me donner les horaires des prochains trains, les changements et tout ça. C’est vraiment gentil mais pourquoi un train à 11h37 alors qu’il est 10h45 ? Simplement parce que les trains ne vont pas tous à Tadanoumi… Du coup soit j’attends dans cette gare, soit à Hiro. Je décide d’attendre une heure à Hiro et je monte. Je regarde un peu le paysage magnifique de ce bord de côte et m’endors comme une loque pour me réveiller à Kure, 3 arrêts avant Hiro où on fait un arrêt très prolongé. Du coup je stresse un peu mais finalement tout va bien, je n’attends que 20 minutes à Hiro et monte dans mon train où je croise deux françaises qui vont au même endroit ! Le monde est petit !!!!

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Vue depuis le train qui longe toute la côte 

Si vous comptez nourrir les lapins et réussir à les caresser, il vaut mieux acheter à manger au konbini à gauche en sortant de la gare qui vend de la nourriture pour ces petites bêtes poilues. Il est temps de quitter la terre ferme dans le petit ferry qui fait la navette pour 310yens le trajet. Le trajet dure une dizaine de minute et le commité d’accueil est vraiment adorable

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bébé ferry qui nous emmène vers la terre de nos amis à grandes oreilles
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Bonjour, on a faim / attack on rabbits !

Pour le peu que vous ayez un peu de nourriture et des sachets de gâteaux apéro à agiter vous aller faire accourir les lapins  et vous pouvez pousser le jeu jusqu’à vous allonger et mettre de la nourriture sur vous pour les faire vous grimper dessus. Malheureusement nous avons pris à droite en sortant du bâteau alors que le centre d’information était à gauche. Les lapins sont très nombreux à côté du centre et c’est là qu’on été faites les vidéos que vous pouvez voir sur internet. Mais bon, c’était marrant quand même, je me suis prêtée au jeu  et me suis allongée avec de la nourriture sur le corps et un lapin m’a fait un bisous moustachu dans le cou pour mon plus grand bonheur. Malheureusement je n’ai pas de photo autre d’un polaroid donc je ne vais pas le mettre

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T’as de beaux yeux tu sais ? / » non, je ne veux pas de caresses ! »

Pour information, cette île a servi d’atelier de fabrication de gaz toxique au Japon entre les deux guerres mondiales. On y fabriquait secrètement du gaz moutarde et du gaz lacrymogène.  Depuis, les activités on cessé sur l’île et un musée du gaz toxique a été inauguré. Depuis la fin des activités, les lapins pullulent sur l’île et se laissent facilement approcher par les touristes. On peut leur faire des calins mais la plupart se sauve rapidement quand on essaye de les toucher.

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ancien tunnel par lequel sortaient les armes et les personnes / Centre de production 

Direction ensuite le point d’observation tout en haut de l’île pour voir un superbe panorama. La vue d’en haut est magnifique, on peut voir le continent et les nombreuses îles alentours sous les rayons du soleil qui réussissent à percer les quelques nuages présents.

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Deux vues du sommet / Copain soumis qui aimait beaucoup les gratouilles entre les deux oreilles

Il commence à se faire tard car on est restées une bonne heure et demie au sommet, du coup on entreprend de redescendre et d’aller sur la partie qu’on n’a pas vue au départ. Il y a beaucoup de lapin à cet endroit mais malheureusement nous n’avons plus rien à leur donner d’autre que les feuilles vertes des arbres alentours.

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C’est calme, personne en vue et il est temps de rentrer. Je vais vers le quai par lequel on est arrivées toute seule et un chauffeur de navette s’arrête pour me demander si je compte prendre le bâteau. Je lui dit que oui, je dois rentrer et il me préviens que le dernier bâteau viens de partir de mon quai d’arrivée et que tous les autres ferry partiront du quai 1. Je monte dans la navette, vais prévenir mes amies du jour que leur bâteau de retour sera sur le quai 1 et pas le deux et je monte dans la navette. Ce fut une très belle journée, au calme et entourée de lapin. Je n’ai pas eu peur ce qui est un exploit et je vous conseille d’y aller même si c’est loin et pas facile d’accès.

Bye bye les lapinous !

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1 day-trip in Hiroshima city

Aujourd’hui, comme je l’ai dit dans le programme c’était visite de Hiroshima avec : le genbaku-dome, le mémorial de la paix, le cénotaphe et le parc du mémorial. Finalement j’ai fait bien plus que prévu ! J’ai décidé ce matin que j’irai voir à quoi ressemble le château d’Hiroshima. Pas le visiter, juste le voir car j’ai peur d’être juste au niveau temps.

Je me suis lamentablement paumée comme je l’explique dans la vidéo ci-dessous. Je crois que j’avais pas les yeux vraiment en face des trous ce matin mais au moins je sais apprécier la distance.

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Bon, j’ai galéré à le trouver mais c’est bon maintenant, je suis lancée, j’ai plus qu’à aller vers la rivière et continuer ma descente. Je passe par un parc pas très bien entretenu et me voici le long de la rivière. Je croise peu de monde, un clochard a l’air supris par ma présence. Et puis d’un coup, retour à la civilisation et j’aperçois le dome tant attendu. Je traverse le passage piéton en 4ème fitesse et me retrouve enfin face au bâtiment qui a survécu à la première bombe atomique qui a explosé 600m au dessus. Je lis les panneaux indicatifs et lâche quelques larmes qui ne seront pas les dernières de la journée

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Le genbaku dôme est la première étape pour entrer dans le site du mémorial de la paix. Comme une partie du musée est fermé, un japonais explique aux touristes ce qu’ils auraient pu voir là bas depuis la place du dôme. Vu qu’il est pris, je vais directement vers le parc et le monument de la paix des enfants. Sortez les mouchoirs parce que c’est l’heure des petites larmes. Ce bâtiment a été érigé à la mémoire de Sadako Sasaki, ainsi que tous les enfants morts pendant ou des suites de la bombe. Sadako, tout juste âgée de 2 ans lors du bombardement, développa une leucémie due à son exposition aux radiations qui la tua alors qu’elle avait 12 ans, en 1955. Une fois diagnostiquée, elle avait entrepris de plier 1 000 grues en papier, ce qui, selon une légende japonaise, permet de voir un de ses vœux exaucés. Malheureusement, elle n’eut que le temps de réaliser 644 grues en papier et ses camarades de classe finirent de plier les 1000 grues pour elle. Depuis, la grue est devenue un symbole de la paix. Le monument pour la paix des enfants représente Sadako, les bras tendus vers le ciel tenant une grue en or. En bas est écrit :

Ceci est notre cri. Ceci est notre prière.Pour construire la paix dans le monde

Chaque année des personnes de partout dans le monde envoie des grues en papier et prient pour que la paix se fasse enfin.

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un tableau fait à partir de plein de grues en papier / La statue de Sadako / La cloche que j’ai ardemment sonnée 

Après cette contemplation humide, direction le Cénotaphe, un monument abritant une tombe qui contient le nom de toutes les victimes connues de la bombe. Traduit en plusieurs langues est affiché un message dont certains devraient s’inspirer. « Reposez en paix car nous ne laisserons pas se reproduire la tragédie. » Dans l’alignement du cénotaphe, on peut voir la flamme de la paix et le genbaku dôme.

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Je n’avais pas encore assez transpiré des yeux donc je suis allée au musée du mémorial de la paix où sont entreposés des objets de la vie de tous les jours et l’effet que la bombe a eu sur eux. Les montres arrêtées à 8h15, heure à laquelle l’explosion eu lieu, les vêtements en lambeaux, un échantillon des grues pliées par Sadako, etc. J’ai aussi pu voir des photos de personnes gravement brûlées et l’impact des rayonnements sur le corps humain. J’ai appris qu’il y avait des ombres sur de nombreux objets et qu’elles avaient permis de déterminer où la bombe avait réellement explosée. Je ressors de là plutôt partagée, j’ai faim et mal au dos et  j’ai eu envie de frapper une maman latine qui a amené son gamin qui a hurlé dans tout le musée dans qu’elle intervienne.

Je pensais retourner directement vers le dôme et les rues alentours mais un bâtiment plus discret a attiré mon attention : « Le hall du mémorial national de la paix pour les victimes de la bombe atomique ». En surface, le bâtiment est une fontaine représentant une horloge arrêtée sur 8h15 elle aussi. En rentrant, les dames de l’accueil me donnent une petite boite en origami contenant deux petites grues en papier et un message de paix au fond. je les range précieusement espérant ne pas les abîmer et remercie les deux dames qui les ont faites elles-mêmes. Je rentre dans le bâtiment et m’enfonce au sous-sol jusq’au hall qui reconstitue le paysage à 360°C de ce qu’on voyait depuis l’hôpital après l’explosion. Au centre de la salle, une nouvelle fontaine qui est là pour étancher la soif inassouvie ressentie par les victimes après la bombe. C’est très calme et reposant, il y a des sièges et j’en profite pour me reposer un peu. Puis je continue la visite vers le hall qui présente les victimes avec un nom et des photos et ensuite des témoignages. Des témoignages lus à voix haute avec diffusion de dessins de victimes. J’en ai écouté deux et je suis partie, je ne pouvais juste plus rester, je pleurais déjà pas mal et le gardien a eu l’air d’être compatissant et reconnaissant.

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Le hall avec la vue panoramique / Vue de l’extérieur

il est temps de trouver à manger ! Je retourne vers le dôme et prend une rue en parallèle qui a l’air très commerçante. Je rentre dans un restaurant d’Okonomiyaki ayant une carte en anglais parce que je me dis que le staff parlera sûrement un minimum anglais et pourra m’expliquer comment faire (j’ai le cerveau qui a la flemme d’entrer dans la phase compréhension du japonais après une matinée en anglais). Il est donc 15h et je commande mon Okonomiyaki Spécial recommandé par la serveuse : sobas, porc, crevettes, oeuf, calamar et ce qui faut pour finir l’Okonomiyaki. La personne ne le fait pas en face de moi mais sur un Teppan plus loin donc je n’ai pas pu prendre la préparation mais seulement le résultat :

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Pour la petite histoire, pendant que je mangeais, deux des serveuses ce sont plus ou moins foutues de moi sur mon maniement de la spatule. La troisième qui était ma serveuse leur a alors dit que je parlais japonais et vous auriez vraiment du voir leur tête à ce moment là, c’était vraiment fabuleux ! Un mélange de honte et d’étonnement. L’okonomiyaki était bien bourratif mais ça m’a pas empêchée d’aller au McDo prendre un bébé Mc Flurry ensuite.

Je suis repartie en me disant que j’allais aller visiter le château comme il n’est pas trop tard et j’ai voulu faire l’aventureuse en prenant un autre chemin que celui de  l’arrivée. Je vous laisse imaginer la suite, je me suis encore perdue et je suis arrivée pas trop loin d’un parc indiqué sur ma carte donc qui doit être plutôt sympa à voir. Du coup j’y vais et paye uniquement 150 yens (au lieu de 260) grace à ma carte étudiante. Il pleut un peu mais rien de bien méchant… pour le moment.

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It’s raining men ♪